442-0 Texte non paru au Journal officiel 546
Direction générale de lurbanisme,
de lhabitat et de la construction
Circulaire UHC/QC/1/5 no 2001-21 du 23 mars 2001 relative à la protection des acquéreurs et propriétaires dimmeubles contre les termites
NOR : EQUU0110068C
Textes sources :
Loi no 99-471 tendant à protéger les acquéreurs et propriétaires dimmeubles contre les termites et autres insectes xylophages ;
Décret no 2000-613 du 3 juillet 2000 relatif à la protection des acquéreurs et propriétaires dimmeubles contre les termites ;
Arrêté du 10 août 2000 fixant le modèle de létat parasitaire relatif à la présence de termites dans un immeuble.
Mots clés : termites ; insectes xylophages ; zones contaminées ; périmètres de lutte ; aides financières et fiscales ; propriétaires ; immeubles.
Le secrétaire dEtat au logement à Mesdames et Messieurs les préfets de région (directions régionales de léquipement) ; Mesdames et Messieurs les préfets de département (directions départementales de léquipement).
La présence de termites est aujourdhui relevée dans plus de la moitié des départements français (voir carte en annexe I). Parce quils dégradent les bois et ses matériaux dérivés, ces insectes peuvent affecter la qualité dusage des bâtiments jusquà mettre en péril leur solidité.
Pour organiser la lutte contre ces insectes, le Parlement a adopté la loi no 99-471 du 8 juin 1999 tendant à protéger les acquéreurs et propriétaires dimmeubles contre les termites et autres insectes xylophages (JO du 9 juin 1999). Les textes dapplication organisant la lutte contre les termites ont été publiés :
– décret no 2000-613 du 3 juillet 2000 relatif à la protection des acquéreurs et propriétaires dimmeubles contre les termites (JO du 5 juillet 2000) (cf. note 1) ;
– arrêté du 10 août 2000 fixant le modèle de létat parasitaire relatif à la présence de termites dans un immeuble (JO du 31 août 2000).
Le dispositif mis en place fixe les responsabilités de chacun des acteurs dans la lutte contre les termites :
– les propriétaires et les occupants dimmeubles bâtis et non bâtis sont soumis à des obligations de déclaration en mairie de la présence de termites, ainsi que de diagnostic et de travaux ;
– lEtat, préfet de département, définit les périmètres à lintérieur desquels des mesures simposent aux propriétaires et professionnels pour endiguer la propagation des termites ;
– les personnes qui procèdent à la démolition, professionnels notamment, sont soumises à des règles de traitement des déchets infestés par les termites et à une obligation de déclaration de ces opérations en mairie ;
– les professionnels qui se consacrent aux activités de diagnostic ou de traitement des termites sont soumis à des conditions particulières dexercice de leur profession ;
– les communes définissent les périmètres dans lesquels elles mettent en uvre des programmes déradication des termites.
Léradication des termites dans les périmètres précités nécessite dinformer les particuliers sur les risques liés à la présence de termites, sur les obligations prévues par la loi et les sanctions en cas dinfraction.
Dans cette perspective, il vous appartient dinitier et de coordonner les actions à entreprendre pour obtenir les résultats attendus de lensemble des acteurs concernés (mairies, services publics, procureurs, notaires et professionnels de la transaction immobilière, entreprises du bâtiment et experts du diagnostic et de la lutte contre les termites). En particulier, vous apprécierez lopportunité dune coordination à léchelon régional.
La présente circulaire a pour objet de préciser les conditions dapplication de la loi et de vous apporter des informations pratiques complémentaires.
Pour mesurer lefficacité des mesures prises et pouvoir adapter les actions menées, vous procéderez à leur évaluation périodique avec les acteurs locaux.
Vous voudrez bien me saisir sous le présent timbre des difficultés que vous pourriez rencontrer dans la mise en uvre de ces dispositions.
|
Pour le secrétaire dEtat au logement : Le directeur général de lurbanisme, de lhabitat et de la construction, F. Delarue |
SOMMAIRE
I. - DÉLIMITATION PAR LE PRÉFET DE DÉPARTEMENT DES ZONES CONTAMINÉES ET MESURES DE PRÉVENTION
I.1. La délimitation des zones contaminées par les termites ou susceptibles de lêtre
Les consultations préalables
La mise en uvre de larrêté préfectoral
I.2. Lapplication des mesures de prévention dans les zones contaminées ou susceptibles de lêtre
Lincinération ou le traitement des bois et matériaux de démolition contaminés
La réalisation dun état parasitaire lors de la vente dun immeuble bâti
La qualité des états parasitaires
II. - MISE EN UVRE PAR LES COMMUNES DES MOYENS DE LUTTE CONTRE LES TERMITES
II.1. La gestion des déclarations obligatoires par les communes
Le contenu des déclarations en mairie
Le suivi des données
II.2. La réduction des infestations par les communes
La délimitation des périmètres de lutte
La mise en uvre des pouvoirs dinjonction par le maire
III. - INFORMATION DES USAGERS ET COORDINATION DES ACTEURS
III.1. Les acteurs concernés
III.2. Linformation
IV. - CONSTAT DES INFRACTIONS ET SANCTIONS
IV.1. La constatation
IV.2. Les sanctions applicables
Annexe I : Les termites en France
Annexe II : Informations à faire figurer dans les déclarations en mairie
Annexe III : Travaux de traitement des constructions contre les termites
Annexe IV : Aides financières et fiscales accordées par lEtat
I. - DÉLIMITATION DES ZONES CONTAMINÉES PAR LE PRÉFET DE DÉPARTEMENT ET MESURES DE PRÉVENTION
I.1. La délimitation des zones contaminées par les termites
ou susceptibles de lêtre
Les consultations préalables
Le préfet du département définit les zones contaminées par les termites ou susceptibles de lêtre en application de larticle 3 de la loi. Vous pourrez vous appuyer sur les directions départementales de léquipement pour y procéder. Plusieurs centres détudes techniques de léquipement (CETE Méditerranée, CETE de lOuest, CETE du Sud-Ouest...) qui ont été associés à la préparation des textes et qui ont déjà participé à la définition de zones contaminées sont en mesure dapporter leur concours aux DDE.
Larrêté préfectoral est pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux intéressés. La consultation des conseils municipaux doit permettre de prendre en compte les informations tirées des déclarations dinfestation faites en mairie et de recueillir toute proposition complémentaire.
Le Centre technique du bois et de lameublement (CTB - allée de Boutaut, BP 227, 33028 Bordeaux, tél. : 05-56-43-63-27, télécopie : 05-56-43-64-80) dispose dun observatoire des territoires où la présence des termites est avérée ; ces données seront prochainement disponibles sur le site internet www.ctba.fr.
La mise en uvre de larrêté préfectoral
Conformément à larticle 3 de la loi, les périmètres définis par le préfet incluent non seulement les foyers de contamination, mais également les zones périphériques susceptibles dêtre contaminées à court terme de manière à associer simultanément aux actions de prévention tous les acteurs concernés quelles que soient les variations locales dextension de la contamination. Il pourra sagir notamment des communes contiguës aux communes déjà infestées.
Les périmètres retenus doivent tenir compte des possibilités physiques de contamination (continuité du bâti par exemple) et des obstacles à celle-ci (voies deau...). Sauf cas particulier, il est recommandé de réaliser un zonage à léchelle des territoires communaux.
Dans les départements déjà dotés darrêtés préfectoraux antérieurs à la parution de la loi no 99-471 et à ses textes dapplication, il vous appartient de mettre en uvre un nouvel arrêté fondé sur les nouveaux textes. Cet arrêté annulera les dispositions antérieures.
Les périmètres retenus devront être modifiés par adjonction ou suppression de territoires en fonction de lévolution des zones contaminées et de votre connaissance du phénomène dinfestation.
Les formalités de publicité sont prévues par larticle 2 du décret no 2000-613.
I.2. Lapplication des mesures de prévention au sein
des zones contaminées ou susceptibles de lêtre
Lincinération ou le traitement des bois et matériaux de démolition contaminés.
Les bois et matériaux infestés à évacuer lors de travaux de démolition totale ou partielle effectués sur un bâtiment (à loccasion dune réhabilitation, dune réparation...) doivent être incinérés « sur place » pour détruire les termites ou traités « avant tout transport » lorsque lincinération sur place savère impossible.
Cette obligation doit être interprétée de façon stricte : « sur place » signifie sur le lieu même de la démolition.
Lobligation de traitement « avant tout transport » pourra consister à détruire les termites avant le transport des matériaux infestés ou encore à conditionner les matériaux contaminés de manière à éviter toute contamination pendant le transport et en vue de détruire les termites au lieu de destination, au terme du transport.
La réalisation dun état parasitaire
lors de la vente dun immeuble bâti
Lors de la vente dun immeuble, et conformément aux dispositions générales du code civil portant sur la garantie des défauts de la chose vendue, le contrat de vente peut contenir des clauses particulières exonérant le vendeur non professionnel de la garantie des vices cachés (art. 1643 du code civil).
Dans les zones délimitées par arrêté préfectoral, larticle 8 de la loi interdit quune clause dexonération de la garantie des vices cachés puisse être stipulée à raison des vices constitués par la présence de termites si un état parasitaire du bâtiment établi depuis moins de trois mois, conformément aux dispositions de larrêté du 10 août 2000 précité, nest pas annexé à lacte authentique.
En labsence de clause dexonération de la garantie pour vices cachés visant la présence de termites, le vendeur nest tenu à aucune obligation de réalisation dun état parasitaire.
Dans un immeuble soumis au statut de la copropriété, létat parasitaire doit concerner les parties privatives faisant lobjet de la vente pour que la clause dexonération de la garantie du vice caché puisse être stipulée concernant ces mêmes parties.
Dans tous les cas, le champ dapplication de la clause dexonération de la garantie du vice caché sapplique aux ouvrages, parties douvrages et éléments de construction dont lexpertise est consignée dans létat parasitaire.
La qualité des états parasitaires
Il est rappelé que létat parasitaire relatif à la présence de termites dans un immeuble peut être utilisé pour :
– rendre opérante une clause dexonération de la garantie du vice caché constitué par la présence de termites en application de larticle 8 de la loi no 99-471 ;
– justifier de la recherche de termites dans les secteurs de lutte délimités par le conseil municipal conformément aux obligations créées par les nouveaux articles L. 133-1, R. 133-1 et suivants du code de la construction et de lhabitation (cf. II.2) ;
– accompagner, à titre facultatif, la déclaration en mairie de la présence de termites prévue par larticle 2 de la loi (cf. II.1).
La qualité des états parasitaires à produire conditionne lefficacité et la crédibilité des mesures prises.
Lorganisation et le contenu des états parasitaires doivent impérativement reproduire les mentions, rubriques et modalités de repérage des ouvrages examinés du modèle détat parasitaire annexé à larrêté du 10 août 2000. Il est recommandé dutiliser ce modèle même lorsque la loi nen fait pas obligation.
Lors de la réalisation dun état parasitaire sur un immeuble bâti isolé, il est de bonne pratique de faire porter cet état parasitaire sur les abords immédiats non bâtis de la construction afin de déceler une infestation potentielle ou en cours.
Larticle 9 de la loi impose que « les fonctions dexpertise ou de diagnostic sont exclusives de toute activité de traitement préventif, curatif, ou dentretien de lutte contre les termites ». Cette séparation des fonctions est destinée à garantir aux usagers limpartialité des conclusions des missions de diagnostic ou dexpertise (cf. note 2) .
En cas de non-respect des dispositions de larticle 9, les responsabilités de lexpert et celles de lentreprise peuvent se trouver engagées et les actes produits invalidés (état parasitaire, attestation de travaux).
Sous réserve de lappréciation souveraine des tribunaux, lobligation de séparation des fonctions simpose tant aux sociétés quaux personnes qui en dépendent. Une même personne ne peut exercer les deux activités, ni au sein dune même société, ni au sein de deux sociétés distinctes, même sur des chantiers distincts ; une même société ne peut affecter une partie des personnels à lexpertise et une autre au traitement même sur des chantiers distincts.
La norme expérimentale XP P 03-200 intitulée « Constat de létat parasitaire dans les immeubles bâtis ou non bâtis » fixe les modalités générales pour la réalisation de létat parasitaire. Elle précise les compétences requises des personnes chargées détablir des états parasitaires et la nature des investigations et vérifications quelles doivent accomplir pour son établissement.
Une certification dexperts a été mise en place par le Centre technique du bois et de lameublement (CTBA). Les experts se sont par ailleurs dotés dorganisations professionnelles dont certaines assurent la mise en place de démarches de qualité.
II. - MISE EN UVRE PAR LES COMMUNES
DES MOYENS DE LUTTE CONTRE LES TERMITES
II.1. La gestion des déclarations obligatoires
par les communes
Les communes ont en charge de recevoir les déclarations déposées ou adressées en mairie, mentionnées aux articles 2 et 3 de la loi no 99-471, et relatives au signalement de la présence de termites, à lincinération et au traitement des produits de démolition. Il est souhaitable que les informations recueillies soient utilisées pour connaître lévolution des infestations par les termites en vue dexercer les attributions prévues par la loi et de prendre toute disposition utile.
Le contenu des déclarations en mairie
Les déclarations peuvent être faites sur papier libre. Lannexe II donne une liste indicative des éléments quil peut être recommandé dy faire figurer pour en faciliter le suivi et lexploitation.
Le suivi des données
Lorsque la gestion des déclarations fait appel à un traitement automatisé contenant des informations nominatives, celui-ci doit faire lobjet dune déclaration auprès de la Commission nationale de linformatique et des libertés (21, rue Saint-Guillaume, 75340 Paris) dans les formes prévues par la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à linformatique, aux fichiers et aux libertés. La communication des données nominatives recueillies à cette occasion devra également être effectuée dans le respect du droit dopposition des intéressés.
Une synthèse des informations ainsi recueillies sera transmise au Centre technique du bois et de lameublement afin de lui permettre de tenir à jour une carte des territoires contaminés, utile pour suivre et préciser lévolution des zones contaminées.
II.2. La réduction des infestations par les communes
La délimitation des périmètres de lutte
Les conseils municipaux déterminent par délibération les secteurs du territoire communal dans lesquels sappliqueront les pouvoirs dinjonction du maire mentionnés à larticle L. 133-1 du code de la construction et de lhabitation (article 5 de la loi).
La délimitation de ces zones sur un plan parcellaire permettra une exploitation aisée pour les services municipaux et une information claire pour les propriétaires.
La mise en uvre des pouvoirs dinjonction par le maire
Linjonction du maire aux propriétaires, prévue à larticle L. 133-1 du code de la construction et de lhabitation, peut porter soit sur la recherche de termites, soit sur la réalisation de travaux préventifs ou déradication, soit sur la recherche de termites et la réalisation de travaux préventifs ou déradication.
Parce quil convient dagir rapidement pour contenir linfestation, linjonction adressée aux propriétaires est assortie dun délai de six mois.
A lexpiration du délai de six mois et lorsque le propriétaire na pas apporté la preuve quil sest conformé à linjonction du maire, ce dernier peut le mettre en demeure de le faire sur la base de larticle L. 133-2 du code de la construction et de lhabitation.
Cette mise en demeure est un acte distinct de linjonction initiale. Le délai dont elle est assortie est à lappréciation du maire. Il est souhaitable de sassurer que les propriétaires puissent trouver des interlocuteurs avertis pour mener à bien les démarches administratives et juridiques nécessaires à laccomplissement des expertises et travaux demandés dans le temps imparti.
A lexpiration du délai fixé dans la mise en demeure et si le propriétaire na toujours pas apporté la preuve quil a répondu à linjonction initiale, le maire peut, sur autorisation du président du tribunal de grande instance statuant comme en matière de référé, faire procéder doffice à cette recherche ou à ces travaux. A cette fin, le maire saisit le président du tribunal par la voie dune assignation délivrée par un huissier de justice au propriétaire concerné.
Sous réserve de lappréciation souveraine des tribunaux, linfraction prévue au premier alinéa de larticle R. 133-2 (carence du propriétaire à qui le maire a adressé une injonction de faire) est constituée dès lexpiration du délai initial de six mois et persiste même si le propriétaire obtempère pendant le délai de mise en demeure qui lui a été notifié en dernier lieu.
III. - INFORMATION DES USAGERS
ET COORDINATION DES ACTEURS
La prévention et la lutte contre les termites nécessite à la fois de sensibiliser les usagers et de faire coopérer les différents acteurs locaux. Vous veillerez à ce que les acteurs concernés mentionnés au paragraphe III.1 disposent de la même information et soient associés à lélaboration dune stratégie collective de lutte contre les termites, au suivi des actions menées et à lévaluation de leur efficacité.
III.1. Les acteurs concernés
Pouvoirs publics :
– communes ;
– direction départementale de léquipement ;
– direction départementale de lagriculture et de la forêt ;
– direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ;
– Agence nationale pour lamélioration de lhabitat.
Organismes financiers :
– banques ;
– assurances.
Secteur associatif :
– association départementale dinformation sur le logement ;
– Pact Arim ;
– conseil darchitecture, durbanisme et de lenvironnement.
Fédérations et organismes professionnels :
– chambre départementale des notaires ;
– professionnels de la transaction immobilière ;
– Fédération française du bâtiment ;
– Confédération de lartisanat et des petites entreprises du bâtiment.
Experts :
– Centre technique du bois et de lameublement ;
– spécialistes du diagnostic de la présence de termites ;
– spécialistes du traitement contre les termites.
III.2. Linformation
Le secrétariat dEtat au logement a diffusé une brochure dinformation générale sur les termites, les dégâts quils causent et les moyens de sen prémunir ainsi que sur les dispositions législatives et réglementaires prises en la matière.
Lannexe III de la présente circulaire donne un aperçu des traitements préventifs et curatifs contre les termites. Lannexe IV répertorie les aides financières et fiscales pouvant être accordées par lEtat.
Parmi les dispositifs existants, lOpération programmée damélioration de lhabitat (OPAH) est un lieu privilégié de coopération entre acteurs publics où la lutte contre les termites peut sinscrire dans une stratégie globale dintervention sur le bâti.
Des associations syndicales de propriétaires peuvent être constituées en application de larticle 6 de la loi no 99-471 pour mener les travaux de lutte contre les termites. Ces associations sont créées dans les formes prévues par la loi du 21 juin 1865 modifiée relative aux associations syndicales.
IV. - CONSTAT DES INFRACTIONS ET SANCTIONS
IV.1. La constatation
Le constat des infractions aux obligations de déclaration de la présence de termites, dincinération ou de traitement des bois et matériaux contaminés et de déclaration de ces opérations donne lieu à létablissement dun procès-verbal dressé par des officiers de police judiciaire (dont le maire) et agents de police judiciaire.
Les procès-verbaux décrivent les éléments de fait et la nature des infractions commises. Ils indiquent les personnes susceptibles dêtre entendues.
Les procès-verbaux sont transmis au procureur de la République par lautorité ayant constaté linfraction (maire, services de police ou de gendarmerie...).
IV.2. Les sanctions applicables
Les propriétaires, les personnes physiques ou morales qui nont pas satisfait aux obligations prévues par la loi no 99-471 sont passibles des sanctions suivantes (cf. note 3) :
– absence de déclaration en mairie de la présence de termites : amende dun montant de 3 000 F (contravention de la 3e classe) ;
– absence de réalisation des opérations dincinération ou de traitement des bois et matériaux contaminés par les termites : amende dun montant de 10 000 F (contravention de la 5e classe) ; le montant peut être porté à 20 000 F en cas de récidive ;
– absence de déclaration des opérations dincinération ou de traitement des bois et matériaux contaminés par les termites : amende dun montant de 5 000 F (contravention de la 4e classe) ;
– absence de justification de lexécution des mesures enjointes par le maire : amende dun montant de 10 000 F (contravention de la 5e classe) ; le montant peut être porté à 20 000 F en cas de récidive.
ANNEXE I
LES TERMITES EN FRANCE
Cette carte a été établie sur la base des déclarations des entreprises de traitement certifiées par le Centre technique du bois et de lameublement (CTBA). Elle est également disponible sur le site www.ctba.fr. Pour plus de précisions se rapprocher du CTBA (allée de Boutaut, BP 227, 33028 Bordeaux Cedex, tél : 05-56-43-63-27).
Outre-mer la présence de termites est relevée dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion.
A la différence de la plupart des insectes xylophages présents sur tout le territoire (capricornes des maisons, hespérophanes, vrillettes, lyctus...) dont les larves agissent isolément et occasionnent des dégâts aux bois, les termites sont des insectes sociaux. Organisés en colonies, les termites peuvent sattaquer à de nombreux matériaux (bois, papiers, textiles, plastiques, ...) pour sétendre et atteindre les matériaux contenant la cellulose dont ils se nourrissent.
ANNEXE II
INFORMATIONS À FAIRE FIGURER
DANS LES DÉCLARATIONS EN MAIRIE
La déclaration en mairie de la présence de termites et la déclaration en mairie des opérations dincinération ou de traitement des bois et matériaux contaminés par les termites peuvent être faites sur papier libre, sans recours à un formulaire particulier. Pour garantir lefficacité de ces déclarations, il est recommandé dy faire figurer les informations suivantes :
A. - Déclaration en mairie de la présence de termites
(article 2 de la loi no 99-471)
Eléments didentification de la déclaration :
– désignation de la commune, numéro denregistrement.
Identité et qualité du déclarant :
– nom, prénom, adresse (sur déclaration de lintéressé) ;
– qualité (propriétaire, occupant, personne représentant le syndicat des copropriétaires...).
Identification de limmeuble :
– lieu de situation de limmeuble (commune, lieudit, no de voie...) ;
– no de parcelles, no de lots (...).
Mention du déclarant précisant les indices révélateurs de la présence de termites :
– description des indices révélateurs ;
– diagnostic ayant conduit à lidentification de termites, constat détat parasitaire le cas échéant ;
– lieu, date et signature du déclarant.
B. - Déclaration en mairie des opérations dincinération ou de traitement des bois et matériaux contaminés par les termites (article 3 de la loi no 99-471)
Eléments didentification de la déclaration :
– désignation de la commune, numéro denregistrement.
Identité et qualité du déclarant :
– nom, prénom, adresse (sur déclaration de lintéressé) ;
– profession (sur déclaration de lintéressé).
Identification de limmeuble doù proviennent les bois et matériaux de démolition contaminés
– lieu de situation de limmeuble (commune, lieudit, no de voie...) ;
– no de parcelles, no de lots (...) ;
– nature des bois et matériaux infestés.
Lieu de mise en décharge des bois et matériaux de démolition :
– lieu de situation de limmeuble (département, commune, lieudit, no de voie...) ;
– no de parcelles, no de lots (...).
Mention du déclarant précisant les opérations effectuées :
– incinération sur place des bois et matériaux infestés par les termites ;
– traitement des bois et matériaux infestés et motifs de limpossibilité dincinération sur place ;
– lieu, date, signature du déclarant.
La loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à linformatique, aux fichiers et aux libertés sapplique aux traitements effectués pour la collecte, lenregistrement et la conservation des informations nominatives. Elle garantit aux personnes intéressées un droit daccès et de rectification des données les concernant (art. 27).
ANNEXE III
TRAVAUX DE TRAITEMENT DES CONSTRUCTIONS
CONTRE LES TERMITES
Les traitements préventifs
Lemploi de matériaux à base de bois implique généralement un choix adapté aux classes de risques biologiques et de résistance naturelle à légard des termites. Contre les termites souterrains, des solutions techniques permettent de limiter lintrusion des insectes dans le futur bâtiment en créant des barrières détanchéité autour de lassise de la future construction ou bien en réalisant des vides sanitaires. Le principe du traitement consiste à limiter les contacts entre linsecte et les éléments de construction avec la mise en uvre de solutions insecticides ou pose de films imprégnés dinsecticide.
Les traitements curatifs
Ceux-ci intéressent principalement les constructions existantes et sont effectués au niveau des sols, murs, planchers, charpentes, et autres éléments composant la construction, par injection ou infiltration de produits insecticides. Ils peuvent parfois requérir une intervention lourde affectant lensemble du bâti. De nouvelles techniques ont vu le jour avec lutilisation dappâts chimiques pouvant interrompre le développement des insectes et de la colonie.
Il existe des entreprises spécialisées dans le domaine du traitement contre les termites.
Le CTBA (Centre technique du bois et de lameublement, Pôle Construction, allée de Boutaut, BP 227 Bordeaux) et Qualibat (55, avenue de Kléber, 75784 Paris Cedex 16) ont respectivement mis en place des programmes de certifications de services et de qualifications professionnelles. Toutes informations utiles peuvent être obtenues auprès de ces organismes.
ANNEXE IV
AIDES FINANCIÈRES ET FISCALES ACCORDÉES PAR LETAT
La prime à lamélioration de lhabitat
La prime à lamélioration de lhabitat (PAH) permet de financer les travaux destinés à lamélioration de la sécurité de la salubrité, et de léquipement du logement ou de limmeuble. Elle est accordée sous conditions de ressources. Cette liste comprend les travaux de remplacement et de renforcement des charpentes, y compris le traitement du bois ainsi que le traitement curatif des bois en place.
Les subventions de lAgence nationale
pour lamélioration de lhabitat (ANAH)
Elles sont accordées pour les travaux damélioration, et non pour des travaux dentretien. Conformément à linstruction no 97-03 du 25 novembre 1997, ce type de subvention peut être accordé aux propriétaires bailleurs qui effectuent des travaux damélioration en matière de sécurité, de salubrité ou déquipement des logements. A ce titre, le traitement préventif ou curatif de limmeuble contre les termites peut bénéficier de subventions de lANAH, sous réserve quil soit complet et réalisé par une entreprise certifiée, ou présentant des garanties de qualité avérées.
La prime à lamélioration des logements
à usage locatif et à occupation sociale
La liste des travaux éligible aux subventions de la prime à lamélioration des logements à usage locatif et à occupation sociale (PALULOS) ne prévoit pas expressément le financement de ce type de travaux. Cependant, les traitements curatifs dintervention contre les termites sinsèrent dans les travaux de mise aux normes minimales dhabitabilité (NMH) au titre des normes générales relatives à la sécurité et à la salubrité de limmeuble.
Mesures fiscales en faveur des travaux
de lutte contre les termites
Application du taux réduit de TVA :
A compter du 15 septembre 1999, les travaux damélioration, de transformation, daménagement et dentretien des locaux à usage dhabitation achevés depuis plus de deux ans bénéficient du taux réduit de la TVA, soit 5,5 %. Le taux réduit de TVA sapplique notamment au traitement préventif ou curatif de limmeuble contre les termites (cf. instructions fiscales no 3 C-99 du 15 septembre 1999 et no 3 C-7-00 du 5 septembre 2000).
Déduction des revenus fonciers :
Les travaux de lutte contre les termites exposés par un bailleur nayant pas opté pour le régime du microfoncier sont déductibles des revenus fonciers.
NOTE (S) :
(1) Un second décret sera pris ultérieurement pour définir les règles de construction qui simposent aux maîtres douvrage et aux constructeurs en vue de prévenir linfestation des bâtiments neufs par les termites et les autres insectes xylophages.
(2) La formulation législative névoque pas dincompatibilité avec les fonctions de traitement ou de lutte contre les autres insectes xylophages.
(3) Larticle 131-13 du code pénal fixe le montant des amendes en fonction des différentes classes de contravention.
5 Larticle 131-41 du code pénal fixe un taux maximum de lamende applicable aux personnes morales ; ce taux est égal au quintuple de celui prévu pour les personnes physiques.